PREHISTOIRE


Naissance d'une Ile 

                       L'Histoire d'une île commence au moment où elle émerge des flots ou bien se sépare du continent, et en effet cet évènement a toujours vivement excité l'imagination des historiens de l'île de Ré.
Que Ré ait autrefois, été soudée au continent voisin ne fait évidemment aucun doute pour personne.

Avant la montée des eaux, à l'époque paléolithique, le territoire de Ré ,n'a, semble-t-il, pas été habité ou tout au moins les hommes de ce temps, que nous connaissons seulement par l'outillage de pierre et les traces matérielles qu'ils ont laissés, ne nous ont rien donné, et sur la carte du paléolithique de l'ouest, l'Aunis se marque par une grande tache blanche.

L'homme est plus probablement venue ici après l'adoucissement du climat, à l'époque néolithique; il a laissé sa marque et même d'intéressants monuments.

Au néolithique moyen (4200 à 3500 avant J.-C.)  les populations sont devenus paysannes. Elles cultivent des céréales et des légumineuses variées (pois, lentilles,..). A l'élevage des moutons et des chèvres, s'ajoute celui du porc et du boeuf.  Cette période est représentée sur l'Île de Ré par deux sites.

  • Les Gouillauds

Le foyer découvert en 1982 est daté de 4425 à 3885 avant J.-C. Cela représente une petite structure formée d'une légère cuvette creusée dans le rocher, garnie d'un remplissage de galets de quartz et de silice ayant probablement servi à la cuisson d'aliments.

 

  • Le tumulus du Peu Poiroux (Le Bois)

Le tumulus, dit aussi des Chirons du Peu Poirou, est contemporain des premiers grands monuments funéraires apparus dans l'ouest de la France vers 4500 avant J.-C. C'est un tumulus de pierre rectangulaire de 60 mètres sur 15. On y accédait par des murettes de pierres sèches. Les chambres étaient recouvertes d'un dôme de pierres en encorbellement. On y accédait par un couloir bas, au plafond formé de grandes pierres posées sur des murettes semblables à la paroi des chambres. Le tumulus est aujourd'hui conservé au musée Cognac de Saint-Martin-de-Ré.

 

  L'ouest de l'île a fourni des témoignages d'habitats néolithiques à la pointe des baleines et à la côte nord des Portes. On y a trouvé des outils de silex, racloirs, perçoirs, pointes de flèches, le tout de petites dimensions, mêlés à des tessons de poterie dont certains portent un décor incisé. Les restes de cuisine montrent que ces très anciens Rétais consommaient déjà des coquillages, palourdes et bigorneaux géants, jambles très nombreuses mais pas d'huîtres.

A l'époque Quaternaire, Ré est rattachée au continent par la pointe Sainte-Marc et La Pallice.
A la fin de cette époque, un cataclysme se produit. La mer envahit le continent, ne laissant émerger que les plateaux les plus élevés dont l'île de Ré...
Ars en Ré, l'église et son clocher en forme de pointe noire
Au début de la période géologique actuelle, soit quatre mille ans après ce cataclysme et sept mille ans avant notre ère, un nouveau bouleversement affecte la région.
Il s'agit d'un soulèvement qui fait reparaître une partie du territoire précèdemment englouti. L'île de Ré est à nouveau soudée à la pointe Saint-Marc par Sablanceaux.

Enfin, au IIIème siècle après Jésus-Christ, un dernier effondrement se produit, qui engloutit tout ce que le second cataclysme avait à nouveau fait émerger et pousse la mer dans les terres encore plus avant qu'à la fin de l'époque quaternaire.

Loix se sépare de Ré et peut être Ars. C'est à ce moment que le village de Chanchardon aurait été englouti à la pointe Sud-Ouest de Ré.

Cette thèse expliquerais que ni Strabon, au 1er siècle avant notre ère, ni Ptolémée, au IIème siècle après Jésus-Christ ne fassent mention de l'Ile de Ré, et qu'aucun nom Gallo-Romain n'en soit resté.

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